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Rapport d’activités CIDR 2012

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III. Évolutions organisationnelles 

Dans le cadre de son plan d’orientation 2010-2014 et suite aux décisions de son assemblée générale de septembre 2012, le CIDR s’est engagé dans la mise en œuvre d’une stratégie de déconcentration en Afrique. Cette stratégie répond à plusieurs impératifs : 1) être plus proche des partenaires et des bénéficiaires ; 2) s’inscrire encore davantage dans les problématiques régionales de développement ; 3) avoir ainsi une capacité renforcée pour identifier les demandes et rechercher les solutions adaptées.

Ce faisant, le CIDR s’attache à être plus proche encore des bailleurs publics et privés qui s’inscrivent dans des dynamiques de déconcentration et de régionalisation de leurs organisations et de leurs modes de financement actuels.

Cette stratégie a pour objectifs une plus grande déconcentration des décisions et du suivi des opérations sur le terrain, un partenariat renforcé avec des organisations de développement du Sud solides et une recherche de valeur ajoutée et d’impact toujours accrus.

Elle s’appuie sur les quatre orientations suivantes :

  • mise en place de Bureaux régionaux déconcentrés ;
  • rattachement des conseillers techniques et des projets aux Bureaux régionaux ;
  • repositionnement et reconfiguration du siège en France ;
  • déconcentration des fonctions financières.

La mise en place de Bureaux régionaux constitue la pierre angulaire de ce projet qui s’appuie fortement sur l’expérience acquise au cours des dernières années. Dans ce cadre, le Bureau régional identifie des projets et programmes ; réalise le montage technique et financier des projets et programmes ; lève des fonds accessibles localement et régionalement ; centralise les rapports techniques et financiers des projets ; mène des activités de management des connaissances et de recherche-développement ; s’implique dans des groupes de travail, des conférences thématiques, etc. Il participe à la consolidation des partenariats du CIDR notamment au sein de et avec l’Alliance Internationale de Développement et de Recherche (AIDR).

Le Bureau régional, dans sa situation cible, sera composé d’un directeur, d’un responsable administratif et financier, d’un comptable et d’un assistant de direction. Il comprend également des coordonnateurs thématiques régionaux (intervenant sur plusieurs projets et types de missions, plusieurs pays et régions selon le portefeuille acquis de projets dans le domaine thématique considéré) et des conseillers techniques affectés à des projets.

La réussite de cette stratégie implique d’autre part une reconfiguration du siège pour une prise en compte des besoins d’accompagnement des Bureaux régionaux. Celui-ci les appuiera en s’assurant du partage d’une vision d’ensemble des enjeux du secteur de la coopération au développement et du positionnement du CIDR dans son environnement. Il soutiendra les Bureaux en termes de formation, de management des connaissances, de partage d’expériences, d’expertise technique sur la conduite des projets, de veille, etc. Il assurera bien entendu la définition et le pilotage de la stratégie.

Le siège du CIDR en France comprendra :

  • une direction exécutive, responsable de la levée de fonds au Nord, des relations institutionnelles, de la coordination et de la supervision hiérarchique de l’ensemble des directeurs, des relations avec les instances de gouvernance et du pilotage de la mise en œuvre des orientations stratégiques et de la politique partenariale ;
  • une direction des opérations, responsable de la supervision technique et programmatique, de l’assurance qualité des projets, du suivi technique des coordonnateurs thématiques régionaux et de l’animation des partenariats techniques au Nord ;
  • un service du management des connaissances et de la formation, responsable du recrutement et de la préparation à la prise de fonction, de la capitalisation des connaissances et des outils à partager, de l’organisation des échanges d’expérience au sein du CIDR et de l’AIDR ainsi qu’avec les autres partenaires ;
  • une direction administrative et financière, responsable de la tenue de la comptabilité du siège et de la consolidation des comptes des Bureaux régionaux dont elle assure la supervision, de la gestion de la trésorerie, de la gestion des contrats de travail et du respect de la réglementation, de la gestion des contrats avec les bailleurs, notamment du Nord.

Les directeurs des Bureaux régionaux et les directeurs basés en France constituent le Comité de Direction du CIDR.

D’un point de vue opérationnel, le lancement du processus de déconcentration débutera en janvier 2013. Il est prévu la mise en place et le fonctionnement effectif dans un premier temps de deux Bureaux régionaux : Afrique de l’Ouest (à Cotonou) et Afrique Centrale (à Yaoundé) puis dans un second temps Afrique de l’Est, Australe et Océan Indien (à Nairobi). A terme, à partir de ce Bureau, un quatrième pourrait naître, pour couvrir l’Océan Indien, et être basé à Antananarivo, si son potentiel de portefeuille se révélait important.

Toute cette démarche s’accompagne d’ores et déjà de la reconfiguration du siège. Une phase de transition demeure nécessaire pour s’assurer de la réussite de ce projet qui implique de mettre en œuvre une nouvelle organisation tout en s’assurant de la continuité de l’ensemble des activités opérationnelles et fonctionnelles. Le comité exécutif et le bureau du conseil d’administration ont piloté cette démarche et veillent à son bon déroulement afin de finaliser le processus de déconcentration des activités vers les Bureaux régionaux.

Septembre 2014 est l’échéance fixée pour parfaire ce projet tant au niveau des Bureaux régionaux situés en Afrique qu’au niveau du siège en France. L’assemblée générale du CIDR et le personnel ont contribué à la formalisation de ce projet dont les modalités opérationnelles (planning et modalités d’accompagnement en particulier) ont fait l’objet d’une réflexion collective associant les cadres du CIDR et les membres du bureau de l’Association.

1. Démarche de partenariat et d’alliance

La démarche de partenariat et d’alliance du CIDR a continué à se développer en 2012. Des partenariats déjà initiés ont été poursuivis et approfondis ; de nouveaux ont pu être noués, notamment avec des opérateurs spécialisés du Sud et du Nord.

1.1. Coopération Sud-Sud : partenariat innovant avec BASIX India dans le programme African Livelihoods Partnership

Durant l’année 2012, la formulation du programme African Livelihoods Partnership (ALP), initié par le BASIX Social Entreprise Group (Inde) et soutenu financièrement pour sa phase préparatoire par la DDC (Coopération Suisse) sous le concept de Coopération Sud-Sud, entre l’Asie et l’Afrique, a été complétée, en association avec des partenaires en développement ayant une connaissance approfondie de l’Afrique et de ses défis : CIDR, le réseau d’IMF africains PAMIGA, MIFED Cameroun et K-REP du Kenya.

L’objectif global d’ALP est l’amélioration, durable, amplifiable et innovante, des moyens d’existence des pauvres dans un nombre de pays africains sélectionnés, en s’appuyant sur les expériences de BASIX et de ses partenaires stratégiques. La visée du programme portera en termes de segments de bénéficiaires sur les petits agriculteurs, les femmes et les jeunes sans emploi, à qui seront apportés de façon holistique des services financiers (épargne, crédit, assurance, paiement, transfert), des appuis en amélioration de leurs productivités et en insertion dans des chaînes de valeur agricoles, dans le cadre de développement de ressources humaines et de formation professionnelle, surtout pour les jeunes, ouvrant sur l’auto-emploi dans des entreprises agricoles et agroalimentaires.

ALP sera déployé dans trois régions d’Afrique : en Afrique de l’Ouest et Centrale (Cameroun puis Burkina Faso), en Afrique de l’Est (Tanzanie puis Ethiopie ou Rwanda) et en Afrique Australe (Mozambique puis Malawi).

La stratégie de mise en œuvre s’appuiera sur les forces des partenaires stratégiques pour intervenir ou pour identifier des partenaires locaux d’innovation qui peuvent être des réseaux de caisses villageoises ou des IMF, des acteurs de chaînes de valeur agricoles – publics ou privés ou coopératifs, des prestataires de formation professionnelle, etc.

Devant l’ampleur et la complexité du programme, il a été décidé d’un commun accord avec le principal bailleur, la DDC, qu’ALP fonctionnera sous une forme de projet, sous la responsabilité juridique et fiduciaire de BASIX Inde, durant une phase pilote de 2,5 ans, puis en cas de succès et de perspectives avérées de changement d’échelle, une institutionnalisation en organisation de droit africain, où tous les partenaires stratégiques seraient parties prenantes (dont le CIDR).

Le financement d’ALP a été approuvé par la DDC en février 2013 et sera lancé le 8 avril 2013 à Arusha.

Cette expérience, en complément de celle de formulation du projet Microlead au Cameroun avec le consortium BASIX-PAMIGA, constitue pour le CIDR un terrain d’apprentissage de co-construction pluri-acteurs Sud-Sud, pour des programmes à thématiques transversales complexes, mais à fort potentiel d’impact, de portée et de positionnement en fonction de valeur ajoutée et avantage comparatif, dans un dispositif composé de pairs compétents et expérimentés. Cet apprentissage, très riche en enseignement, sera très utile pour la réflexion stratégique du CIDR, dans le cadre de la préparation de son nouveau POS 2015-2017, dans un environnement de coopération au développement en complète redéfinition.

1.2. Le réseau Alliance Internationale de Développement et de Recherche

Dans le cadre de sa stratégie de partenariat et d’alliance, le CIDR est membre du réseau Alliance Internationale de Développement et de Recherche (AIDR). En 2012, le réseau a obtenu sa reconnaissance juridique au Togo. Le sociétariat de l’AIDR s’est élargi à 21 membres, avec l’adhésion de l’ONG AGED (Association pour la Gestion de l’Environnement et du Développement) du Burkina Faso et l’ONG BASE (Bureau d’Appui Santé et Environnement) au Tchad. L’approche de plates-formes nationales a été validée avec pour objectif de participer à la professionnalisation des organisations de développement dans le pays et de devenir forces de proposition dans la définition des politiques sectorielles publiques. Dans le cadre de ces travaux de recherche et développement, des débats ont eu lieu sur les thèmes de la couverture maladie universelle ou du développement durable et le changement climatique, mais devront être confirmés en 2013.

Faisant le constat de la difficulté croissante d’accès aux financements, diminuant la capacité d’innovation et de constitution de fonds propres, une formation a été initiée sur la collecte de fonds privés au Sud, qui se prolongera en 2013. Par ailleurs, les partenariats opérationnels entre le CIDR et des membres de l’AIDR ont été renforcés.

1.3. Partenariats au Nord

Au Nord, le CIDR a mobilisé des organisations spécialisées pour contribuer à une meilleure qualité d’appui et d’expertise dans le cadre de ses programmes. Ceci a par exemple été le cas avec l’ONG Aster International, spécialisée sur les problématiques « Genres et développement », ainsi qu’avec GEVALOR, spécialisée sur le compostage et la gestion des déchets urbains et AGRISUD, spécialisé en agrobiologie.

Le CIDR a été sollicité par le Région Aquitaine pour appuyer sa coopération décentralisée avec la région Itasy à Madagascar.

Le CIDR continue son implication dans les instances représentatives des ONG de développement en France en étant membre du conseil d’administration de Coordination Sud et du F3E. En 2012, un cadre dirigeant du CIDR a été élu président du F3E.

2. Démarche de management des connaissances

L’année 2012 a fortement mobilisé les équipes sur le renouvellement du portefeuille de programme. Ceci a laissé moins de temps pour la démarche de management des connaissances.

Plusieurs programmes ont mené des démarches de management des connaissances et ont publié des documents :

  • Dans le département « Ingénierie, Management et Gouvernance des Territoires », un travail important de capitalisation sur la promotion du développement économique local par les collectivités territoriales du Bénin. A été publié également un document présentant le processus d’appui à la mobilisation des recettes communales en capitalisant les outils et méthodes du PDLU-Sava à Madagascar.
  • Le département « Entreprises Agricoles, Filières et Marché » a lancé ses activités de management des connaissances prévues dans le cadre du programme régional Afrique de l’Ouest, avec le renforcement des capacités de deux plates-formes avec la standardisation des méthodes et des outils. Dans le cadre du programme en Côte d’Ivoire, une méthode et des outils pour la réalisation d’un diagnostic départemental de la filière riz ont été publiés.
  • Au niveau du département « Microfinance, Entreprises et Création d’Emplois », un travail de veille a porté sur les modalités de financement des TPME, notamment en lien avec les chaînes de valeur agricoles (Tanzanie avec PRIDE et Côte d’Ivoire) et des femmes entrepreneurs (Cameroun ICS).
  • Le département « Système de Santé et Prévoyance Sociale » a poursuivi sa démarche en Tanzanie sur le thème du choix des leaders mutualistes. Un travail important de capitalisation a été initié au Sénégal sur la méthodologie d’accompagnement des assureurs et des groupes organisés. Un guide de gestion déléguée des paiements des prestations en micro-assurance santé aux Comores a été publié.

En termes de formations externes, le département « Microfinance, Entreprises et Création d’Emplois » a réalisé des formations à Boulder MFT (sur l’évaluation des taux d’intérêt et le calcul des coûts).

Le département « Systèmes de santé et prévoyance sociale » a réalisé trois séminaires, un en France sur le rôle que peuvent jouer les mutuelles pour complémenter la couverture maladie universelle et deux en Afrique : un en RDC sur la faisabilité de la création d’une mutuelle et la conception et le marketing de produits ; et un au Togo à la demande de Louvain Coopération sur la gestion des risques par une mutuelle de santé.

3. Démarche de communication externe

Les actions de communication externe ont permis de poursuivre les chantiers initiés en 2011.

Sur la base de la nouvelle charte graphique développée en 2011, le site internet www.cidr.org a revêtu sa nouvelle identité visuelle. Cela a été également l’occasion d’ajouter de nouveaux visuels au site.

En 2011 avaient également été réalisés deux films. L’un des deux, « Riz du Bénin, riz de demain », a été sélectionné dans le cadre du festival Alimenterre 2012 organisé par le CFSI, ce qui a permis une très large diffusion auprès de public varié, en France et au Bénin, mais également aux Comores et en Tchéquie. Les 50 projections ont été suivies de débats.

Le CIDR a été sollicité à de nombreuses reprises pour intervenir et présenter la vision et les réalisations de ses programmes ; par exemple des interventions ont été faites en Ouganda dans le cadre de réunions de RuForum (Forum des universités régionales pour le développement de capacité en agriculture) sur les expériences en finance rurale et sur les chaînes de valeur en Afrique de l’Est.

Le CIDR a également avancé sur la rédaction d’un livre sur « 50 ans d’histoire(s), d’innovations, de partenariat », sur la base du contenu d’une exposition sur les innovations du CIDR et ponctué de témoignages. Le livre sortira début 2013.

IV. Programme d’activités 2013 

1. Démarches organisationnelles

1.1. Évolutions organisationnelles

Un enjeu majeur pour le CIDR en 2013 est la réussite de la déconcentration de ses activités, décidée en 2012. Elle s’appuiera sur la mise en place de Bureaux régionaux déconcentrés, le rattachement des conseillers techniques et des projets aux Bureaux, la déconcentration des fonctions financières et le repositionnement et la reconfiguration du siège en France.

Les activités organisationnelles 2013 porteront donc sur la réorganisation du siège du CIDR, avec la création d’une direction des opérations et une direction administrative qui accompagne la déconcentration des fonctions financières ; sur la création de Bureaux régionaux avec la constitution des équipes techniques et financières stimulant une démarche entrepreneuriale de développement du portefeuille d’activités.

Début 2013, deux zones (Afrique de l’Ouest et Afrique Centrale) répondent aux critères préalables à l’installation de bureaux régionaux (portefeuille de programmes suffisant pour la viabilité financière ; au moins deux thématiques CIDR ; disponibilité d’un directeur de bureau et de coordonnateurs thématiques…). Ces Bureaux seront donc lancés en 2013.

Les objectifs validés par le conseil d’administration prévoient également d’organiser les activités du CIDR autour de deux autres bureaux régionaux : à Nairobi pour un bureau « Afrique de l’Est et du Sud », à Antananarivo pour un bureau « Océan Indien ». Actuellement, ces zones géographiques ne réunissent pas les conditions préalables. Un plan d’action devra être défini pour leur permettre de se développer en Bureaux régionaux avec, dans un premier temps, un Bureau Afrique de l’Est, Australe et Océan Indien, basé à Nairobi, probablement au quatrième trimestre.

Le conseil d’administration et plus particulièrement les membres du Bureau du CIDR seront particulièrement mobilisés pour accompagner ces évolutions organisationnelles. Des temps collectifs de réflexion seront organisés afin d’approfondir la stratégie, d’en affiner des composantes.

1.2. Démarche de partenariat et d’alliance

Le lancement du programme ALP à Arusha en avril constituera une étape importante pour la mise en œuvre du partenariat Sud-Sud, Afrique-Inde. Il sera concomitant au lancement du programme MicroLead au Cameroun, en partenariat avec BASIX (Inde) et PAMIGA.

Le CIDR continuera son appui au renforcement et à la structuration du réseau AIDR, avec notamment un investissement dans les travaux de recherche et développement du réseau, l’élargissement du sociétariat et la poursuite du travail sur les « plates-formes nationales AIDR » et de management des connaissances.

1.3. Démarche de management des connaissances et de renforcement des compétences

Les activités de management des connaissances seront menées sur les thématiques définies dans le POS 2010-2014. Une direction du management des connaissances sera mise en place courant 2013.

Outre l’élaboration et la mise en œuvre des programmes de management des connaissances à l’initiative et sous l’impulsion des Bureaux Régionaux (directeurs de Bureaux en animation de leurs équipes thématiques) et dans une claire volonté de transfert et de partage des compétences et expériences avec les partenaires du Sud via la formation, il est prévu de mettre en place une gestion prévisionnelle des compétences, d’accompagner les évolutions de postes par un accompagnement du renforcement des compétences du personnel CIDR et dans l’actualisation des modules de préparation au départ des conseillers techniques.

Les manuels de procédures de gestion administrative et financière seront mis à jour. Des modules de formation seront également formalisés.

1.4. Démarche de communication externe

De nouveaux outils de communication seront réalisés, notamment pour chaque bureau régional et pour chaque thématique. La banque d’images et de textes sera ouverte et alimentée par les nouveaux supports de communication. La réalisation de support vidéo sera plus systématiquement utilisée – par des films (à Madagascar et en Tanzanie), ou par des illustrations vidéo pour les rapports d’activités. Le pilotage des actions de communication sera revisité au vu des évolutions organisationnelles.

2. Ingénierie, management et gouvernance des territoires

2.1. Activités

Les principales activités relatives à l’organisation seront la mise en place de coordinations thématiques régionales en Afrique de l’Ouest et à Madagascar.

Les activités de recherche et développement porteront sur la gouvernance territoriale du développement économique local et sur la mobilisation et diversification des ressources financières communales.

Un nouveau module de formation sera conçu sur la « promotion du développement économique local ». Les nouveaux programmes lancés en 2013 permettront l’opérationnalisation de nouveaux partenariats techniques avec des collectivités locales et des ONG du Nord et du Sud.

En termes de communication, un film sera réalisé dans le cadre du programme Diana à Madagascar.

2.2. Formulation et mise en œuvre de nouveaux programmes

  • Lancement d’un programme de renforcement des capacités de la société civile et des autorités locales dans quatre régions (République Centrafricaine).
  • Lancement avec l’ONG malgache partenaire T&D d’un programme en Sava sur l’eau et l’assainissement (Madagascar).
  • Lancement d’un projet avec le Conseil Régional d’Aquitaine à Itasy pour l’appui aux intercommunalités (Madagascar).
  • Développer un partenariat avec le Conseil Général des Hauts de Seine (Bénin).
  • Réalisation d’une étude d’opportunité/faisabilité en Côte d’Ivoire.

3. Entreprises agricoles, filières et marché

3.1. Activités

Les enjeux sont de consolider avec les partenaires actuels une offre de compétences et de services reconnue (sur les ESOP, appuis aux entreprises et OPA) tout en développant de nouvelles expertises dans la collaboration avec les collectivités territoriales, dans l’agro-écologie, la RSE, la mesure d’impacts et les mécanismes de financements innovants. L’ensemble du portefeuille sera piloté par le Bureau régional de Cotonou.

Les activités de recherche et développement porteront sur la mise en place du véhicule d’investissement (finalisation de la faisabilité et du plan d’affaires, validation de l’organigramme juridique et de la gouvernance, finalisation des diligences internes des ESOP, mobilisation d’investisseurs industriels et sociaux).

Les activités de management des connaissances porteront sur la capitalisation des processus d’appui aux organisations professionnelles faitières, en standardisant les outils d’appuis aux ESOP, en formalisant les critères de RSE des entreprises appuyées par les plates-formes. Une méthodologie de mesure de l’impact des ESOP sur les producteurs sera finalisée et mise en œuvre.

Seront approfondis les échanges avec des membres de l’AIDR sur les nouvelles filières et pratiques culturales ; des partenariats seront noués avec des instituts de recherches et universités et des réseaux et des investisseurs du Nord et du Sud.

En termes de communication, est prévue la diffusion du film avec le CCR-B et ETD.

3.2. Formulation et mise en œuvre de nouveaux programmes

  • Recherche de partenaires et mise en œuvre d’un programme de renforcement des capacités de Centres de Services Agricoles dans la région Sofia, pour y dynamiser les filières agricoles et halieutiques (Madagascar).
  • Lancement d’un programme pilote d’intervention sur la filière soja en s’appuyant sur la démarche ESOP (Côte d’Ivoire).
  • Formulation d’une nouvelle phase d’un programme avec le CCR-B en ciblant la région Borgou Alibori (Bénin).
  • Formulation d’un programme régional à l’appui au Cadre Régional de Concertation des Organisations de Producteurs Rizicoles (CRCOPR-ROPPA), en menant des actions au niveau régional et des organisations faitières nationales.
  • Etude de faisabilité pour développer la démarche ESOP dans un autre pays d’Afrique de l’Ouest.

4. Microfinance, entreprises et création d’emplois

4.1. Activités

L’enjeu de l’année est à la fois de développer le portefeuille de programme en Afrique de l’Est et d’organiser l’assistance technique aux projets sous forme de missions aux différents projets de l’axe thématique.

Les thèmes de recherche-développement porteront sur les deux produits phares du POS : le financement des chaînes de valeurs agricoles et agroalimentaires, et le financement des TPE/PME.

Le département développera son offre de formation avec l’élaboration d’un cours sur l’ensemble du processus du financement des chaînes de valeurs (identification, développement de produits, distribution, financement, management du risque, suivi-évaluation, impact).

Des outils seront standardisés sur l’évaluation et la notation des IMF dans le processus de sélection des partenaires.

Le département mettra en œuvre le partenariat avec le groupe BASIX, approfondissant ainsi la collaboration opérationnelle sur le programme MicroLead au Cameroun ainsi que le programme ALP.

Le département participera aux conférences, réseaux et rédigera des articles sur ses thèmes d’expertise que sont le financement des MPE et la création d’emplois en Afrique.

4.2. Formulation et mise en œuvre de nouveaux programmes

  • Lancement d’un programme d’appui à 3 EMF et à MIFED (Microlead Cameroun).
  • Lancement d’un appui à WAGES sur le développement de produits PME et la gestion de risque en financement rural et agricole (Togo).
  • Lancement d’un programme de réplication de RSCF avec l’association professionnelle AEMFI en Ethiopie (dans le cadre du programme FIDA RUFIP).
  • Mise en œuvre d’un programme d’appui à la modernisation des SACCO au Kenya (dans le cadre du programme FIDA PROFIT).
  • Etude de faisabilité pour un programme de création d’institution de crédit solidaire pour les femmes de N’Djaména au Tchad.
  • Promotion d’un programme de financement de MPME agroalimentaires dans des villes secondaires de Côte d’Ivoire.
  • Formulation d’une deuxième phase pour le CRAG à Madagascar.

5. Systèmes de santé et prévoyance sociale

5.1. Activités

L’objectif global est le développement de son portefeuille et les objectifs prioritaires sont les suivants :

  • la finalisation de deux nouveaux programmes : chèque santé au Cameroun et pour une couverture maladie des planteurs de cacao en Côte d‘Ivoire ;
  • l’accompagnement de la déconcentration de l’appui aux bureaux régionaux de Cotonou et de Yaoundé avec l’installation de conseillers thématiques régionaux ;
  • l’amélioration et la diversification de l’offre de produits de micro-assurance ;
  • la poursuite de la diversification des partenariats financiers en particulier en direction des entreprises et des fondations privées.

Une formation externe est prévue à l’intention des acteurs en charge de la conception ou de la mise en œuvre des politiques visant l’amélioration de l’accès aux soins des populations.

5.2. Formulation et mise en œuvre de nouveaux programmes

  • Lancement du programme chèque santé au Cameroun.
  • Lancement d’un nouveau programme de couverture maladie des planteurs de cacao (Côte d’Ivoire).
  • Formulation d’un programme régional de Centre Ressources en Afrique de l’Est, en partenariat avec les réseaux nationaux de micro-assurance (Kenya, Tanzanie, Ouganda).
  • Formulation d’un programme d’appui à la promotion des mutuelles de santé (République Démocratique du Congo).
  • Formulation d’un projet de création d’un centre ressource national avec l’ASMADE (Burkina Faso).

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Publié le mercredi 18 septembre 2013

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