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Rapport d’activités CIDR 2008
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Sommaire
I. Evolution des programmes, page 1 1. Dynamique de territoire et développement communal, page 1 2. Entreprises de services et organisations de producteurs, page 2 3. Systèmes financiers décentralisés, page 3 4. Systèmes de santé et prévoyance sociale, page 4 II. Evolution de l’organisation, page 5 1. Ressources humaines, page 5 2. Management des connaissances, page 5 3. Plan d’orientation stratégique 2009-2013, page 5 III. Perspectives 2009, page 6 1. Dynamique de territoire et développement communal, page 6 2. Entreprises de services et organisations de producteurs, page 6 3. Systèmes financiers décentralisés, page 6 4. Systèmes de santé et prévoyance sociale, page 6
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2. Entreprises de services et organisations de producteurs
2.1. Contexte dans le secteur et les pays d’intervention
a. Afrique de l’Ouest
Au Burkina, en 2008, le Gouvernement a pris un certain nombre de mesures pour relancer la production agricole. Cet appui, associé à des conditions climatiques favorables et à des prix rémunérateurs, a permis une production céréalière estimée en fin d’année à plus de quatre millions de tonnes, soit un excédent d’un peu plus de 700 000 tonnes par rapport aux besoins intérieurs du Burkina. Ces mesures ont été accompagnées par la création d’une nouvelle « Direction de la promotion de l’économie rurale » au sein du Ministère de l’Agriculture avec pour prérogatives de travailler sur les liens entre la production et les marchés.
Au Mali, la crise que traverse le secteur cotonnier s’est aggravée tout au long de l’année et la production de tourteaux a été en conséquence faible. L’année a été marquée par un fort départ des animaux en transhumance et par une baisse importante de la production laitière. Cette crise a amené les producteurs à prendre conscience de la nécessité de faire évoluer leurs pratiques d’élevage notamment laitier.
Au Togo et au Bénin, un certain nombre d’éléments de contexte commun favorables au développement de l’agriculture ont été confirmés en 2008 : une volonté politique de lutter contre la pauvreté par un développement d’une agriculture apte à approvisionner les marchés urbains à partir des produits locaux ; un rôle croissant des collectivités dans les stratégies de création d’emploi ; une volonté grandissante d’implication des IMF et des banques de participer au développement d’une agriculture « marchande ». Mais, dans les deux pays également, les politiques sectorielles de soutien de l’agriculture familiale sont par contre menées sans concertation suffisante avec les acteurs locaux et se traduisent de fait par de réels problèmes de cohérence et de coordination.
b. Ethiopie
L’année 2008 a été caractérisée par des progrès sur les plans sociaux et politiques malgré des tensions persistantes entre gouvernement et opposition. En avril, les élections locales se sont déroulées dans le calme. Sur le plan économique, le PIB devrait connaître une croissance supérieure à 10% notamment grâce aux secteurs de l’agriculture et de la construction. Mais l’inflation y reste particulièrement élevée avec une moyenne probable sur les 12 derniers mois de 50%. Les prix des céréales ont atteint des niveaux inédits permettant une réelle augmentation des revenus des producteurs mais pénalisant sévèrement les ménages urbains et les zones agricoles moins favorisées.
c. Madagascar
Le pays a particulièrement souffert d’une hausse importante du coût de l’énergie pénalisante pour les coûts de production des entreprises. Bien que la montée des prix des produits alimentaires au niveau international n’ait eu que peu d’effets localement, l’inflation s’est ainsi maintenue à un niveau élevé pénalisant le pouvoir d’achat des ménages urbains. Plus particulièrement dans la province de Tuléar, les difficultés ont été moins marquées qu’en 2007, mais on a toutefois pu noter une dégradation du tissu économique, la fermeture d’entreprises et une certaine montée de l’insécurité.
2.2. Synthèse des activités
a. Consolidation des ESOP existantes et nouvelles créations
A la fin de l’année 2008, le nombre d’ESOP est de 38, appuyant 709 organisations de producteurs travaillant avec plus de 11.600 producteurs.
En Afrique de l’Ouest, les activités des programmes ont été centrées sur les appuis-conseils aux directeurs des ESOP essentiellement sur le pilotage de l’entreprise (rapports de gestion, plans d’affaires, tableaux de bords, diversification, prospection de marchés etc.) ; à la gouvernance (statuts, assemblées générales, ouverture du capital, comité de liaison entreprise-producteurs) ; au renforcement des capacités techniques des salariés des ESOP.
En Ethiopie, des appuis spécifiques ont été fournis à 32 organisations de producteurs (Banques de céréales) dans 4 zones géographiques. Le programme a également travaillé à l’amélioration des capacités de production de 245 producteurs dans le cadre de deux tests de variétés sélectionnées de soja et de « nigerseed ». Enfin un plan d’affaire a été élaboré pour une entreprise basée à Shashamane, assurant la transformation de soja pour la production d’aliment du bétail. L’entreprise a été créée en fin d’année sur la base d’un actionnariat entre l’entrepreneur, des banques de céréales et FFARM PLC.
A Madagascar, dans la région d’Antananarivo, le programme a noué un partenariat avec une entreprise de transformation de soja pour l’organisation et la sécurisation de son réseau de fournisseurs. A Tuléar, c’est également par le partenariat avec une entreprise existante exportatrice de produits biologiques que semble pouvoir être pérennisé le GIE mis en place lors de la phase précédente.
b. Création de plates-formes de diffusion
Les 5 plates-formes évoluent actuellement au sein d’ONG (ou d’une PLC en Ethiopie) dans un cadre institutionnel formel. Les responsables de ces structures partenaires ont contractualisé leurs relations avec le département sur la base d’une convention pluriannuelle de partenariat accompagnée de conventions annuelles.
Au Burkina, en fin d’année, l’équipe a pu mener un travail d’analyse des fonctions assurées par chacun de ses membres. Ces sessions ont permis un travail de prospective sur les fonctions à développer à l’avenir, les recrutements nécessaires et la nouvelle organisation de l’équipe en 2009.
Au Mali, le renforcement de l’efficience de la plate-forme s’est traduit à la fois par une meilleure intégration de l’équipe aux processus de décision et à la gouvernance de l’ONG et par un travail de réorganisation des tâches et rôles du personnel du projet.
Au Togo et au Bénin, l’accent a été mis sur la professionnalisation de la plate-forme : maîtrise de la conduite et de l’efficience de ses activités aussi bien en amont (études, aménagements de bas-fonds, production de semences, etc.) que sur l’accompagnement des ESOP.
En Ethiopie, un appui méthodologique a été apporté afin de favoriser les travaux de capitalisation des outils et méthodes développées et l’élaboration d’une « boîte à outils » adaptée aux futurs rôles que FFARM souhaite jouer dans son environnement.
A Madagascar, le renforcement de l’efficience de la plate-forme de HARDI s’est plus particulièrement traduit par des actions dans les domaines de la gestion des ressources humaines, le pilotage des activités, l’évaluation du personnel, la gestion administrative et financière, la capitalisation méthodologique et la gouvernance.
Le département a poursuivi son appui à ces structures afin, en particulier, de leur permettre d’être reconnues dans leur environnement institutionnel comme opérateurs professionnels et à terme de s’affirmer comme des interlocuteurs crédibles dans la participation à la définition des politiques publiques sectorielles dans leur pays.
Ces évolutions s’accompagnent également de mise en place d’activités de communication liées à ces objectifs de partenariat, de reconnaissance et visibilité des actions.
c. Mise à disposition des plates-formes de mécanismes de développement des compétences, d’accès à l’expertise et de financement
Deux missions d’étude entre programmes ont pu être organisée : l’une a amené une délégation d’Éthiopiens au Togo en juin et a permis à cette équipe d’étudier le cas « Soja Nyo » ; une autre a été réalisée au second semestre par un cadre de la plate-forme de ICD au Burkina et s’est particulièrement intéressée à l’organisation du réseau des producteurs et la relation ESOP/plate-forme. Les échanges moins formalisés mais réguliers entre plates-formes sur des sujets liés aux évolutions des entreprises, des thèmes tels l’entrée des salariés et des producteurs au capital, permettent aux cadres des différents pays de confronter approches et outils.
Tant au Mali qu’au Burkina les entreprises promues ont été pénalisées encore cette année par le manque d’outils et de solutions appropriés à leurs besoins de financement, notamment en fonds de roulement. Ainsi au Burkina, des dossiers solides d’entreprises bénéficiaires n’ont été acceptés par les banques ou IMF locales que grâce aux cautions financières du programme CIDR. Cet état de fait rend d’autant plus pertinent la mise en place d’un dispositif de financement sur lequel pourrait s’appuyer aussi bien les entreprises que les plates-formes et partenaires souhaitant créer des entreprises dans un environnement favorable et sans l’appui d’aides extérieures de type « projet ».
C’est au Togo et au Bénin que la réflexion sur l’opérationnalisation de ce fonds, alimenté par les remboursements des prêts accordés par le programme aux ESOP créées ces dernières années et les dividendes perçus, a été menée en 2008. Deux partenaires ont ainsi été approchés : une IMF au Togo la FUCEC et un fonds de l’état (Ministère de la microfinance, de l’emploi des jeunes, des femmes et des PME) au Bénin. Le programme a appuyé certains promoteurs dans la présentation de dossiers de financements d’entreprises en cours d’installation. Les entrepreneurs ont été particulièrement bien accueillis (68 millions de FCFA de prêts accordés au Togo, 54 millions au Bénin). D’ici la fin de l’année 2009, d’autres options seront étudiées afin de définir et mettre en place un mode de financement de prise de participation au capital des ESOP, de soutien aux investissements et aux besoins en fonds de roulement.
Rapport d’activités CIDR 2008
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