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OUGANDA - Données générales - Situation intérieure - Politique extérieure

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Source : Ministère des Affaires Etrangères et Européennes

Politique extérieure 

- L’aide internationale est importante (800 M$ par an). L’Ouganda a été le premier bénéficiaire des initiatives de réduction de la dette (PPTE 1 en 1998 et 2 en 2000).
- Impliqué de longue date dans la crise des Grands Lacs (soutien au FPR en 1990-94 puis à L.D Kabila en 1996-97, occupation de l’Ituri en 1998) l’Ouganda s’est retiré d’Ituri en avril 2003, sous la pression internationale.
- Les relations avec Kigali se sont améliorées grâce à la médiation de la Grande-Bretagne et à l’action des Etats-Unis au sein de la commission tripartite (rapprochement scellé par la visite du Président Kagame à Kampala le 1er octobre 2006). Mais les fondements de la défiance demeurent : rancune personnelle entre le président Museveni et le président rwandais ; lien entre Kampala et les milieux affairistes en Ituri, présence de rebelles ougandais (LRA, ADF/NALU) dans l’Est de la RDC ; questions frontalières sur les rives du lac Albert, riche en ressources pétrolières et gazières (accrochages meurtriers entre les troupes ougandaises et congolaises en août et septembre 2007).
- Le Rwanda et l’Ouganda ont montré une réelle volonté de régler leurs différends par le dialogue : visite croisée des ministres des Affaires étrangères congolais et ougandais (2007) ; rencontre entre les Présidents Museveni et Kabila à plusieurs reprises entre 2007 et 2009 ; renouvellement en janvier 2008 de l’accord sur l’exploitation et la transformation des hydrocarbures ; accord sur la délimitation de la frontière fin mars 2008. Cette coopération a connu une nouvelle dynamique avec le lancement fin décembre 2008 d’une opération militaire conjointe des forces armées congolaises, ougandaises et sud-soudanaises contre les rebelles de la LRA présents en RDC (opération qui pris fin mi-mars avec le retrait de troupes ougandaises engagées sur le sol congolais).
- Les relations avec Kinshasa s’améliorent, mais l’exploitation du pétrole dans le lac Albert et le partage des ressources demeurent mais la pierre d’achoppement de leurs relations.
- Si les relations de l’Ouganda avec le Sud-Soudan sont marquées par la confiance, cette région et son vice-président jouant un rôle actif de médiation dans les pourparlers de paix de Juba, les relations restent en revanche tendues avec Khartoum.
- Le contentieux opposant le Kenya et l’Ouganda sur l’îlot de Migingo (sur le lac Victoria) est en cours de résolution. Les deux gouvernements ont choisi de privilégier la voie diplomatique comme en témoigne l’accord signé par les deux chefs d’Etat, le 29 avril 2009. C’est apparemment l’opposition kenyane qui médiatise et amplifie ce différend pour mettre en porte à faux le président Kibaki (les pêcheurs appartiennent à la même ethnie luo que le Premier ministre Odinga).
- Engagés en octobre 2004, la Commission tripartite plus poursuit ses travaux sous facilitation américaine. Elle a permis l’émergence d’un dialogue entre la RDC, le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi sur les questions sécuritaires, même si ses résultats concrets sont encore insuffisants.
- Kampala est un acteur clé et s’engage de manière croissante dans la résolution des conflits régionaux. Le pays accueillera la prochaine étape de formation de forces somaliennes : il déploie 1600 hommes en Somalie dans le cadre de l’opération de maintien de la paix de l’Union africaine (AMISOM).
- L’Ouganda cherche à devenir un acteur international. Après avoir exercé, en 2007, la présidence tournante de l’EAC, présidé le Commonwealth ainsi que le Conseil des Ministres de l’Organisation de la Conférence Islamique, la candidature de l’Ouganda à un siège de membre non-permanent du conseil de sécurité pour le biennum 2009-2010 a été endossé par l’UA et l’OCI.

Relations bilatérales

Relations politiques

- Affectées par le passé du fait de la politique extérieure de Kampala (interventions en RDC), ces relations sont redevenues denses et confiantes.
- L’aéroport d’Entebbe en Ouganda a servi de base logistique à l’opération de l’Union européenne en Ituri (Artémis). La France a apprécié la coopération des autorités ougandaises. Depuis 2006, plusieurs visites ont eu lieu : visite de M. Douste Blazy dans le Nord de l’Ouganda (2006), visite de Sam Kutesa, ministre des affaires étrangères ougandais, à Paris (2006) etvisite de Isaac Musumba, ministre délégué à la coopération régionale d’Ouganda à Paris, (fév. 2010).

Relations économiques

- L’Ouganda est un partenaire commercial modeste pour la France : il est notre 108ème fournisseur et notre 135ème client. La France est toutefois son 3ème client.
- La croissance des exportations françaises s’est beaucoup réduite en 2007 après les grosses commandes ougandaises de produits pharmaceutiques en 2005 pour s’établir à 41,1 M€. Le premier poste d’exportation pour la France (22,5 M€) reste les équipements électriques et électroniques.
- La balance commerciale ougandaise se trouve excédentaire avec la France mais en léger recul, à 22 M€, les importations demeurant stables à 63 M€.
- En matière d’investissements, la France se situe à une bonne place. En décembre 2008, le groupe Orange a annoncé son entrée sur le marché ougandais de la téléphonie mobile (100M€). Cet investissement vient s’ajouter à la montée en puissance de Total Distribution et des ciments Lafarge. Le flux d’investissement français devrait ainsi s’établir à 230 MUSD sur un flux total de 900 MUSD, plaçant la France dans le peloton de tête des investisseurs étrangers. Parmi les autres entreprises françaises présentes sur place, on compte Elf, Thalès, AGS et Alcatel.

Coopération culturelle, scientifique et technique

- En matière d’aide, la France se situe au 13ème rang des bailleurs. Dans le cadre de l’initiative PPTE, la France a annulé la totalité de la dette au titre de l’APD (12 M€) par le biais de deux contrats de désendettement et de développement (C2D) pluriannuels, mis en place par l’AFD et tous deux centrés sur la santé. Le premier (3,2M€) a été clôturé en 2005.
- L’AFD a déjà mené des réalisations dans les domaines de la formation professionnelle, de l’adduction d’eau potable (bourgs ruraux du Centre Sud), de projets d’équipements collectifs d’assainissement (bidonvilles de Kampala) et a mis en œuvre un premier C2D santé (centré sur le SIDA, pauvreté). L’agence se concentre aujourd’hui sur l’exécution du 2ème C2D (8,1 M€), sur un projet de structuration des filières agricoles (0,6 M€), le barrage hydroélectrique de Bujagali et la centrale de 250 MW (12,8 M€) qui doivent entrer en fonction en 2011. L’agence instruit actuellement un prêt de 36M€ dans le domaine de l’eau (à Kampala).
- Le cumul des investissements en cours de PROPARCO en Ouganda se monte à 84 M€ et concerne principalement le secteur énergétique (barrage de Bujagali), le secteur financier (lignes de crédit bancaire à des banques internationales et locales) et les entreprises (hôtellerie et téléphonie).
- La coopération civile française (190 000 €) est mobilisée dans les secteurs de l’enseignement du français (environ 64 000 apprenants de français) et un appui à l’alliance française. Il y a en outre un FSD de 0,5 M€ pour soutenir des actions de proximité. Au niveau régional, l’Ouganda bénéficie du projet « Sécurité sur le lac Victoria » (0,61 M€) dans le cadre de l’accord signé en 1999 par le ministre délégué à la Coopération avec la communauté d’Afrique de l’Est (EAC) et d’une contribution de 25000 € au fonds multibailleurs pour le développement du Lac Victoria.

Publié le lundi 21 juin 2010, par CIDR

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