Accueil > Activités > Programmes de développement > Dossiers pays > MALI - Données générales - Situation intérieure - Politique extérieure

MALI - Données générales - Situation intérieure - Politique extérieure

Enregistrer au format PDF version imprimable

Source : Ministères des Affaires Etrangères et Européennes

Situation intérieure 

Situation politique

- Après avoir renversé le dictateur Moussa Traoré en 1991, le général Amadou Toumani Touré (dit « ATT ») a conduit une transition démocratique exemplaire, conclue en 1992 par l’élection d’Alpha Oumar Konaré qui s’est appuyé sur l’ADEMA (Alliance pour la démocratie au Mali) durant ses deux mandats.
- En 2002, ATT a été élu à la présidence de la République. En dix ans, le Mali est devenu une référence de démocratie en Afrique, fondée sur une politique du consensus. Aucun parti ou coalition ne disposant de la majorité absolue au Parlement, le Président avait pu former un premier gouvernement d’union regroupant toutes les principales formations politiques. Une opposition a vu le jour à l’approche du scrutin présidentiel de 2007 avec la naissance du parti du président de l’Assemblée nationale, Ibrahim Boubacar Keita (IBK).
- Le président Touré, soutenu par une alliance de 44 partis, a été réélu le 29 avril 2007 dès le premier tour avec 71,20 % des voix. Les élections législatives organisées en juillet 2007 ont consacré la suprématie de la mouvance présidentielle, avec l’obtention de 127 sièges sur les 147 de l’Assemblée nationale.
- Si les élections ont à chaque fois été jugées par les observateurs nationaux et étrangers comme libres, sincères et transparentes, malgré quelques imperfections, on peut toutefois déplorer la faiblesse du taux de participation : 36% pour la présidentielle et 33% pour les législatives, chiffres qui traduisent le discrédit de la classe politique.
- Désormais, la vie politique se concentre peu à peu sur la perspective de l’élection présidentielle de 2012 à laquelle le Président ne pourra pas se présenter en vertu de la Constitution actuelle.

Situation économique

- Classé parmi les pays les moins avancés (59 % de la population sous le seuil de pauvreté), le Mali est vulnérable aux chocs extérieurs : invasions acridiennes, chute des cours du coton (seconde ressource d’exportation après l’or), hausse des cours du pétrole, dépréciation du dollar par rapport à l’euro et crise ivoirienne. L’économie malienne demande à être diversifiée. L’aide publique au développement s’élevait en 2008 à 960 M$ (source OCDE).
- En dépit de la crise pétrolière et alimentaire, les résultats économiques ont été globalement satisfaisants en 2008, le Mali étant finalement relativement épargné par la récession mondiale. Tirée par le dynamisme des secteurs primaire et tertiaire ainsi qu’une bonne pluviométrie, la croissance a atteint 5,1 % en 2008. Le taux d’inflation a crû sensiblement du fait de l’envolée des cours mondiaux du pétrole et des denrées alimentaires, ressortissant à 7,5 % en 2008. Du fait des bonnes perspectives de la campagne cotonnière 2009-2010 et de la pluviométrie abondante, le taux de croissance devrait s’élever à 4,5 % en 2009. Ce taux de croissance est néanmoins en deçà des objectifs nationaux du Programme de développement économique et social et du Cadre stratégique de croissance et de réduction de la pauvreté (7 %) et ne va pas permettre une réduction significative de la pauvreté en raison d’un taux de croissance démographique de 3,6 %.
- Afin de restaurer la compétitivité de l’économie, les autorités maliennes doivent achever un certain nombre de réformes structurelles : restructuration des secteurs cotonnier (situation de la société cotonnière CMDT) et bancaire (Banque d’Habitat du Mali), réformes portant sur la gestion des finances publiques.
- En mars 2003, le Mali a franchi le point d’achèvement de l’initiative pour les pays pauvres très endettés (PPTE). Les allègements de dettes consentis dans ce cadre et celui de l’initiative d’allègement de la dette multilatérale (IADM) ont permis de ramener la dette à un niveau soutenable (le stock de dette s’établirait fin 2007 à 28% du PIB et 70% des exportations). L’effort d’annulation consenti par la France dans le cadre de PPTE et des initiatives bilatérales décidées lors des sommets de Dakar a dépassé les 500 M€.

Publié le lundi 21 juin 2010, par CIDR

Recommander cet article Recommander ce contenu par email